L’oiseau

23 mars 2008

“Désespéré, l’oiseau se jeta par la fenêtre”

Ce n’est pas de moi, mais je trouve cette phrase tres belle….

la couve!

27 février 2008

Vous l’avez vue sur le portail du site !

En avant première avant la sortie du livre, je vous l’annonce : Cette beauté s’appelle ” Jue Hua ” Ce qui veut dire, fleur de chrysanthème (qui n’était pas au Xème siècle la fleur des morts au pays du soleil levant).
Elle mérite la couverture croyez-moi !

Et Yann Delletery, l’excellent peintre qui m’accompagne en illustrant cette trilogie restitue avec art la force et l’ambivalence du personnage.

Volontairement nous sommes restés dans l’esprit de la bande dessinée dont je suis, depuis toujours, un collectionneur et que certaines m’ont inspiré pour écrire “Derrière l’Horizon”, a priori le dernier volet de cette Saga.

“Cinéma + bd = Un bon livre d’Ivan Brazov !!!”(On peut rêver quelques jours avant sa sortie)……

La couverture vous plaît ! Faites le moi savoir !

Le site de Yann est en restructuration- je lui ferai passer les messages.

Si vous êtes dans le milieu du théâtre ou de la musique, n’hésitez pas à vous brancher décors ou maquettes avec lui. Peintre, il est aussi sculpteur et graphiste. (Pour moi, une pointure sur Photoshop) et qualité suprême : sérieux dans le boulot (sûrement pas en dehors….)

D’ailleurs les motifs brodés sur le vêtement de Jue Hua sont la reproduction presque fidèle à ceux retrouvés dans la tombe d’une princesse chinoise. Un gros travail de recherche de l’illustrateur consciencieux… (On se fait de la pub, tant qu’à faire… Au prix de l’hébergement pour un site !!!)

Bon ! Je ne vais pas lui tresser des lauriers jusqu’à la fin de la page ! Son oeuvre parle pour lui… Son destin de star est entre vos mains…

Une chose quand même : quand, une fois par an je lui rends visite, pour illustrer un nouveau livre, j’ai le plaisir, d’une part, de fréquenter pendant quelques jours un mec sympa, mais également de me rendre à Montmartre.

J’ai tendance à fuir les villes. J’ai besoin d’espace. En attendant le prochain voyage sur les mers, j’apprécie ma campagne Normande… Il est vrai pourtant que je prends plaisir à retrouvez à l’occasion le Sacré-cœur et la place du Tertre… Je ne vais surtout pas renier mon passé de parisien et les merveilleux souvenirs qui l’émaillent (j’ai, en effet, vécu trois ans sur la butte… dans un château rose. Cherchez-le en vous y promenant ! Un chef d’œuvre néo-baroque, au fond d’une impasse, tout près du cimetière….
A chaque fois que je retrouve Montmartre, s’en dégage comme une odeur : une atmosphère unique de quiétude, un goût de vieillot et de photos en noir et blanc… En particulier là où les ruelles se font piétonnières, où l’on retrouve des cris d’enfants qui résonnent sur les façades et où l’on peut se laisser surprendre par le tintement des bouteilles de bières qui dansent dans un cageot qu’un livreur a posé brutalement devant un bistrot endormi.

Certaines rues viennent butter sur un escalier. Croisement des pas joyeux qui le dévalent avec ceux qui montent péniblement en s’appuyant sur les marches de pierre, aidés par une main agrippée à la rampe de fer forgée…

Mais, stop ! Je remonte le montage de quelques images…

J’avais parlé des cris d’enfants qui résonnent…Comme des fantômes d’un temps révolu.
Avez-vous remarquez que l’on ne les entend plus dans la rue ? Il faut passer devant la cour d’une école pour se rendre compte comment nous manque leur exubérance…

C’est, hélas la même chose dans les campagnes. Et pourtant j’habite dans un endroit, loin des voitures, au cul d’une immense Hêtraie quadrillée d’allées cavalières où le seul danger est la rencontre avec un chevreuil apeuré. Mon village frise les 450 habitants ; une majorité de paysans, dont une proportion respectable de “petits- d’hommes”. Je ne les percois guère et rares sont ceux qui bravent la peur pour aller, un dimanche, en bande, commencer une cabane en lisière des bois. Ce qui est dommage, c’est qu’ils ne la finissent jamais.

J’aurais tant aimé découvrir au cours de nos longues promenades avec ma femme et notre chienne Ora, une porte de branchage. J’imaginerais derrière, tout aufond, une boite en fer enfouie dans le sol où  s’empilent quelques revues interdites, un paquet de cigarettes et des serments d’amitiés signés de gouttes de sang…
Pour ne pas déranger le halo de secrets et de rêves qui y règne, je passerais mon chemin, malgré ma curiosité. Il y a des mondes où par respect, il est bon de ne pas s’inviter.

Les enfants ne nous déchirent plus les oreilles de leurs cris stridents.

 Les oiseaux s’en vont aussi.
Les oreilles ont des casques et les yeux reflètent une image de pixels…

Dans notre boite en fer blanc, il y avait un paquet de Jean Barre et une pipe en bois d’olivier avec un couvercle en fer et une bandoulière de laine à deux couleurs. Si je m’en souviens, et tant pis si j’invente un peu, il devait y avoir aussi, un couteau, quelques pièces de monnaie, un jeu de cartes, des pétards et le cœur d’un ami dont les battement réchauffent encore mon cœur…

La bulle

13 février 2008

La solitude est très belle quand on a près de soi quelqu’un à qui le dire.
  Gustavo Adolfo Becquer
Extrait des lettres littéraires à une femme

La bulle

Un mot magique aux sens multiples. Une entité aux propriétés instables et éphémères.
 Un souffle peut la faire voler. Un autre, la faire disparaître. Elle reflète, en roulant sur elle- même, la transparence des fenêtres du monde.
Pour écrire il faut la trouver et se glisser dans son fragile univers en espérant pouvoir s‘y installer pour un moment.
 La bulle de musique.
 Une autre magie qui m’est indispensable. Je la laisse se gonfler d’un mur protecteur qui étouffe les bruits qui pourraient survenir de l’extérieur.
Je lui demande également de rétrécir l’univers de ma pièce, d’en assombrir les contours et de m’enfermer dans le périmètre délimité par, mon siège, le P.C. portable sur le bout de table et la lampe de bureau qui éclaire mes doigts. Un jeu d’équilibriste où l’on jongle avec la puissance des baffles et le choix de la radio sur le câble.
Un grand nombre de publicités ont le don d’exploser mes bulles.
 Quand vos personnages chevauchent leur destrier au grand galop  et qu’ils s’apprêtent à trancher avec leur faucheuse la tête d’un adversaire, la lessive qui lave plus blanc…c’est flippant. Non ?
Enfin. Chacun ses goûts. Les miens sont pour Fip. C’est avec cette radio que je réussis à fabriquer dans la journée, les meilleurs bulles d’écriture. Je me repose pendant les informations aux cinquante minutes de chaque heure…
On est bien dans sa bulle ? Non ?
Mais attention de ne pas s’y laisser emprisonner. J’en connais qui se sont perdus dans des bulles virtuelles sur leur Ordinateur et d’autre encore, dans de trop beaux rêves ou dans  un amour perdu.
La bulle d’un coup de foudre.
On dit que l’on marche  sur un nuage. L’ordre du monde vous semble alors parfait et pour un temps toujours trop court, on se prend pour des anges.
Que le destin soit avec vous et allons buller ensemble quelque part où coule le miel.

Bayeux encore et encore

10 juillet 2007

Vingt et unième fête médiévale de Bayeux… 07/07/07….

 

Tailleurs de pierre et varègues.

 

Quel beau salon que celui du livre médiéval de Bayeux !

C’est fou ce que ces événements ont gagné en popularité depuis quelques années.

Du matin au soir et cela pendant deux jours, les rues, de la ville étaient noires de monde et l’on se demandait : qui des enfants ou de leurs parents avaient les regards les plus émerveillés !

Etait-ce dû à la magie du décor somptueux des ruelles chargées d’histoire, où se tutoient la pierre et le colombage, traversées de sombres porches offrant aux téméraires curieux, tantôt les secrets d’une cours pavée, tantôt un petit jardin baigné de soleil ou encore le débouché sur une autre ruelle silencieuse dont la découverte semble vous appartenir ? Probablement  un peu cela.

Mais il y a sûrement autre chose pour susciter un tel engouement.

Evidemment la fête est éblouissante, le marché médiéval, les costumes d’époque.

Saltimbanques, musiciens, troupes de théâtre, défilés de compagnies battant le pavé dans des armures rutilantes et dont on devine qu’il faut une immense passion pour se les offrir ou mieux encore  se les confectionner. Marchands de ripailles, artisans du cuir, orfèvres, tailleurs de pierre, maquilleuses, forgerons, potiers, verriers, herboristes, enlumineurs et tant d’autres, occupent, sans vergogne, les lieux, en maîtres du temps.

Des varègues du calvados ont planté leur Yourte au beau milieu d’une place, pour y vivre le temps d’un week-end en homme du royaume de Rus, leurs chèvres dans un enclos, leurs baskets planquées au fond d’un coffre.

Comme il fait enfin beau, ils ont étalé leurs plus belles peaux et, assis en tailleur, rivalisent d’adresse aux osselets où se confectionnent patiemment, maillons après maillons, une cotte de maille. Sous un dais, porté par des montants de bois sculptés où l’on a accroché armes et boucliers, la vendeuse de la boutique d’informatique et son amie qui travaille à l’usine de pièce détachées pour autos filent la laine, papotent, tout en surveillant d’un oeil que ne réduise trop vite la soupe qui mijote dans un noir chaudron pendu au-dessus d’un feu de braises. Non loin, leurs enfants croisent le bois de leurs épées, oubliant qu’ils étaient déguisés, ne jouant plus comme si mais comme ça, sous les regards envieux des petits badauds.

Malgré la féerie de la fête médiévale de Bayeux et sa minutieuse organisation il faut aller chercher encore ailleurs pour comprendre le secret de son succès grandissant.

Il est, en fait, dans l’âme même de la ville. Allez donc parler à ses habitants et déjà vous ouvrez les portes de l’histoire.

Un envoûtement les a rendus possédés par l’amour de leurs lointains passés dont nombreux sont ceux qui se les sont appropriés injustement.Ils se croient  tous les fils de Poppa… 

Il parait, selon de vieilles légendes, que cela vient du sol….Peu à peu les bayeusains deviennent convaincus d’être la dernière pierre avant la suivante d’un édifice insondable et inachevé où se melent tant de dieux! C’est probablement ce qui explique l’étrange lueur de fierté qui brillent dans leurs yeux quand ils vous parlent d’avant. De leur Guillaume tout Bâtard qu’il ai pu naître, de La Tapisserie sur laquelle se penchent les scientifiques du monde entier. L’énigme qui résite à plus de mille an d’histoire!

Ah ! Ils rigolent bien, les Bayeusains, en pensant au Da Vici Code.  « De la broutille, de la poudre aux yeux, mon brave monsieur, à côté des mystères et des différentes lectures possibles de la première bande dessinée de l’humanité ! Vous disent-ils avec une certaine compassion. On pourrait se faire une belle bibliothèque en lisant tout ce qui a été écrit sur Elle ! » Certains Bayeusains vous en parlent d’ailleurs en cherchant leurs mots : avec douceur, comme s’il s’agissait d’une femme vénérable et fragile qui a traversé les guerres, protégée des dieux ; que l’on a cachée, perdue, puis retrouvée; peut-être en manque t-il encore une partie ? « Il y a du miracle dans tout cela, ajoutent-ils, comme d’ailleurs un miracle a sauvé la ville, le jour du débarquement des alliés, à portée de canons des plages, ou encore, allez savoir, par l’immense sacrifice de Poppa, la “dame de Bayeux” plus communément appellée: La frilla de Rollon.»

Bayeux se mérite et se respecte. Il faut savoir se faire humble en pénétrant sous le grand porche de la Cathédrale sous laquelle se cachent un temple sacrificiel et un marais que l’on n’a jamais vraiment réussi à assécher.

Alors, quand Bayeux fête son histoire, cet amour du patrimoine rejaillit de tous les pores de ses habitants. Il s’insinue dans les ruelles pour vous brouiller l’esprit et vous donner l’illusion qu’il n’y a plus de frontière entre le passé et le présent. Vous traversez les portes du temps comme savaient le faire, derrière l’horizon, nos ancêtre les Vikings.

Bayeux est à juste titre inscrite au patrimoine de l’humanité. Continuons de l’entretenir et gardons nous bien de choisr nos constructions futures pour ne pas la mutiler. On ne plaisante pas avec une ville que les romains respectaient. Continuons d’y faire  la fête et rejoignons les fantômes de la ville et leurs alliés, ces passionnés venus des quatre coins de la planète pour nous révéler la grandeur du moyen âge, une période dont je n’ai jamais compris pourquoi certains avaient cherché à nous en faire honte.

Ps.

Le noble métier de tailleur de pierre manque de bras…Il y a de superbes écoles pour en apprendre les rudiments. Avis aux demandeurs d’emploi…On embauche..

j’ai remanié ce texte et l’offre est encore valble en 2008.

Une librairie exceptionnelle

10 juillet 2007

Une librairie exceptionnelle ! 

Aux portes de la Normandie, à 17 Km au sud d’Evreux, à moins d’une heure de Paris, se niche une charmante petite ville qui vaut le détour : St André de l’Eure.

Allez-y un jour de marché, un vendredi par exemple…Au débouché de calmes ruelles où se cachent, derrière de veilles portes en bois, de coquettes fermettes, vous tomberez sur la place, son église, ses marchands et leurs spécialités régionales.Si vous avez besoin du journal local, d’un magazine ou encore mieux d’un bon bouquin pour le week-end : faites moi confiance et poussez la porte d’  « Au rendez-vous quotidien », la librairie-papeterie journaux et cadeaux de Christine. Vous ne pourrez la manquer avec ses yeux qui pétillent de bonheur, son visage d’Irlandaise au teint de lait et de miel.

En quelques phrases elle vous communiquera sa passion des livres ainsi que sa joie de vivre à Saint-André et d’y exercer son merveilleux métier.Christine et son mari m’ont fait l’honneur de me recevoir pour une mémorable séance de signature, un vendredi, justement…La boutique avait été décorée aux couleurs de mon livre et sa propriétaire avait remué ciel et terre pour informer la commune de mon passage.

J’avais l’impression de venir faire une séance de dédicace dans une grande ville….Nous avons même bu une coupe de champagne en fin de journée avec les nombreux amis de la libraire.Comme quoi : Ce sont bien les sourires à l’étranger qui font la beauté de l’âme d’une commune. Merci encore.

Ah ! J’oubliais : St André de L’Eure est le chef lieu d’une trentaine de communes. L’une d’elle est Ivry La Bataille et son château médiéval légendaire… En particulier, une de ses tours, bâtie par l’architecte Lanfroy, qui construisit également la tour de Rouen dont je parle dans « La Douve », deux tours qui ont inspiré ce dernier pour réaliser la célèbre Tour de Londres…

L’espace

10 juillet 2007

L’espace

Le besoin d’immensité est une composante primordiale dans ma quête de l’univers médiéval et dans ma quête tout cours.

A cette époque, nombreuses étaient les terres inconnues, inviolées par l’homme, peuplées, pour certains, de dragons et de fées …

Libre à celui qui le décide, d’en faire la conquête, de s’y installer avec sa communauté, de se choisir un modèle politique, une étique voir une culture ou encore une religion…

 En ces temps là il y avait de la place pour toute sortes d’idées… Des capitales comme Rome ou Paris ne dépassaient pas les cinquante mille habitants. Quand l’homme voulait partir ailleurs, il faisait son sac, scellait son cheval ou avitaillait son bateau avant de fermer la porte et de regarder vers l’horizon plein d’espoir….

L’immensité n’est pas sans danger, bien au contraire. En ces temps là, le monde sauvage et la nature, régnaient  à part égale, avec l’homme ; sans parler des loups garous et autres chimères, produits des unions incestueuses avec la terre et ses démons. En ce temps là, on disait beaucoup de bêtises, mais on croyait tous aux paradis…

Vivre en l’an mil ,c’est en quelque sorte se croire libre de pouvoir changer le monde, c’est être manichéen au point d’imaginer que le bien peut vaincre le mal, que seront libérés les opprimés, délivrés les jeunes filles, confondus et pardonnés les traîtres, exterminés les dragons (un crime écologique !) .

La quête ! Quelle magnifique parabole.

L’enfant la comprend et l’utilise très jeune dans ses jeux. Lui aussi, part tuer des dragons et délivrer les princesses….A l’amour courtois…

 Au rêve et au destin !

 Il faut savoir passer derrière l’horizon

Première à Bayeux

10 juillet 2007

01/07/06

Deux jours à Bayeux  pour le 8ème salon du livre médiéval ! Un enchantement !

Accueil de première classe pour les écrivains par la charmante Sylvette Lemagnen, conservateur(trice) du musée, et malgré la chaleur estivale, une ambiance de kermesse, des costumes et une fête populaire qui ont redonné vie au patrimoine historique exceptionnel de cette belle ville.

Il faut vraiment y aller à ces fêtes du moyen âge ! Surtout pour les marchés. C’est incroyable ce que l’artisanat y est bien représenté. Bijoux, cuirs, sculptures de bois, vêtements, vanneries…Restaurants en plein air, de quoi ingurgiter un repas de Pantagruel, arrosé de cervoise ou précédé d’un bon vin de noix… Sans parler des défilés de troupes médiévales, des combats plus vrais que nature…Une féerie sans fin pendant deux jours.

Je pensais que le match « France-Brésil » allait nous gâcher la soirée de samedi. Surtout qu’un défilé était prévu à la même heure. Le maire de Bayeux a d’ailleurs été très fair-play, autorisant les nombreux restaurants de la ville à placer des postes de TV sur les trottoirs… En fait, le défilé est parti un peu plus tard ; chacun y a trouvé son compte ; suivant ménestrels, jongleurs et troupes en armes, tout en lorgnant de temps en temps sur les petits écrans ou en interrogeant d’un hochement de tête les inconditionnels du ballon rond. Et puis comme on a gagné….Fans de foot et médiévistes se sont retrouvés, leurs enfants sur les épaules, pour s’émerveiller devant un feu d’artifice qui ne semblait jamais vouloir finir.

Quant à moi… Je dois l’avouer. Je n’avais encore jamais vu la tapisserie de Bayeux. J’y suis allé un dimanche matin, à l’ouverture. Quel chef d’œuvre ! Sur 70m, la première bande dessinée de notre histoire ; 58 scénettes sur l’expédition de Guillaume le Conquérant et de son armée. Un voyage de mille ans dans le temps, une incroyable précision des détails, des figurants par centaines, une gigantesque bataille (hastings) et un mystère à déchiffrer sur les bandeaux de la tapisserie. Allez chercher le code ! Allez à Bayeux !

les enfants

10 juillet 2007

Les enfants, un mercredi matin, devant la vitrine.

 

Séance de signatures dans la librairie Toute La Presse ; Forges Les eaux ; 9h-12h.

Mme Uger avait l’air contente et moi aussi. Du monde et des acheteurs de livres.

Des questions et des discussions sur les origines de nos aïeux ; sommes-nous tous des fils de Vikings enfin de compte par Thor ? Difficile de faire passer la petite morale sur l’intégration douce, mais les batailles de l’an mille, les traversées à bord d’un Karv, le sens de l’équité, des affaires et de la politique des hommes du Nord déclanchent une rafale de commentaires. Un bug dans tout cela : Il n’y a pas assez de jeunes ados à me prendre un livre. C’est pourtant à eux que j’ai pensé en écrivant « La douve ».

Les jeunes qui aimeraient bien se laisser tenter par mon argumentaire et surtout mon couple de guerriers de bandes dessinées, tiquent tristement sur le prix, la déception aux coins des lèvres avant de dire, en bafouillant, qu’ils reviendront. J’aimerais leur en faire un, moi, de prix. Quitte à vendre au coûtant, mais je n’ai pas le droit. C’est la loi française. Elle protège les écrivains et je le comprends. Mais quand des 15-20 ans sont prêts à lire, à quelques euros prêt…Que doit-on faire ? L’offrir ? Je n’en ai, hélas, pas encore les moyens.

Et puis il y a les petits…

Devant une colonne de gros camions sans fin qui passaient en frôlant le trottoir (vivement la rocade pour respirer), rugissant pour négocier un virage délicat en croisant un autre routier sympa, je faisais dos aux vitrines du magasin, assis devant une table minuscule.

J’avais un serrement au cœur en voyant les poussettes (mercredi), les bambins et les chiens défilés à hauteur des pots d’échappement des quinze tonnes turbo à gros chiffres. Je respirais les émanation de diesel brûler, au point de commencer à tousser, en sentant les maux de têtes envahir mon cerveau. Cette rue est infernale pour les enfants. Les camions devraient refuser d’y gazer des nouveaux nés. Où alors, interdisons aux petits de sortir prendre l’air…

Alors, imaginez mon embarras quand une jolie maman s’arrête devant ma table, à quarante centimètres du macadam, la poussette bien au bord du trottoir pour me demander de lui parler de l’an mille…. Je ne peux pas. Et je lui parle de pollution, maladroitement. Je dérange cette pauvre femme qui finit par se sentir coupable… Je suis un mauvais vendeur.

Il y aura bientôt la rocade… Je reviendrais pour me faire pardonner, parler aux mamans et faire rire leurs petits. C’est promis et madame Uger est si charmante. Allez lui acheter le journal et laissez-vous tenter par la magie des livres. Ils coûtent moins cher qu’une place de foot…Il suffit de le regarder à la télé….

la supériorité militaire des Vikings

10 juillet 2007

05/07

La supériorité militaire des Vikings

Les historiens ont longtemps été perplexes devant les victoires écrasantes des Vikings sur leurs adversaires, souvent à dix contre cent.

Certes, ils étaient de grande stature, mais leur force ne suffisait pas à expliquer leur supériorité sur les champs de bataille.

C’est essentiellement à leur éducation qu’ils doivent leur réputation de farouches guerriers.

L’art du combat, du maniement des armes, et de l’équitation étaient enseignés dès l’âge de quatre ans et cela, plusieurs heures par jour. Ils avaient inventé un art martial du nom de Glima encore pratiqué aujourd’hui. Dans un clan Viking, il n’y avait aucune distinction de classe et chacun recevait le même enseignement. Si bien que, une fois adulte, tout Viking était un guerrier professionnel et sa tribu, un corps d’élite.

Face à eux, seuls les nobles savaient se battre. Le reste des combattants se composait de paysans enrôlés de force et de mercenaires peu motivés.

Les Vikings évitaient les combats de plaine, préférant les opérations de harcèlement, d’attaques surprises et de replis rapides. De pouvoir remonter les fleuves et les rivières, à bord de bateaux rapides et de s’établir sur des îles leur donnaient l’avantage de la mobilité et de la fuite.

Mais il ne faut jamais oublier que les Vikings privilégiaient toujours la négociation au combat. Leurs motivations étaient avant tout commerciales et la guerre, l’ultime recours.

Salon du livre d’EU

10 juillet 2007

Le salon du livre d’Eu ; samedi 20 Mai 2007. Un temps de viking ou Thor dévalait sur son chariot les pentes de gros nuages blancs, dressant à bout de bras un marteau piqué d’éclairs. Une journée tourmentée par un fort vent d’ouest porteur d’orages et de pluies diluviennes.

Bravant la tempête, les écrivains avaient tous répondus présent pour se présenter à une foule avide de nous rencontrer.

Eu (ne faites jamais le mauvais jeu de mots avec le maire et achetés plutôt « La chanson du Maire D’Eu » format carte postale…), une petite ville provinciale charmante, chargée de deux mille ans d’histoire, autrefois sous la tutelle de Richard 1er, le petit-fils de Rollon, le premier chef Viking à devenir Duc de Normandie.

Eu la plus ancienne commune de France…

Nous sommes installés sous un chapiteau dressé dans la grande cour de l’imposant château royal, ancienne propriété du Comte de Paris et qui ferme l’entrée de la vallée de la Bresle en dominant son estuaire bordé par le Tréport.

Roger Pierre (Jean- Marc Thibault) est des nôtres et fait le spectacle, projetant sa personnalité exubérante et généreuse, une partie du corps caché par un énorme tas de ses deux derniers bouquins. Il est intarissable, drôle et populaire. Sa pile de livres fond à vue d’œil et ses œillades goguenardes nous mettent tous de bonne humeur. Mais la vedette est incontestablement, la comédienne Annie Duperey. Son sourire est sûrement le reflet de la douceur de son être. Infatigable, un mot gentil pour chacun de se fans, une grande dame.

Moi l’écrivaillon, je jubile. Mon roman attire, les signatures s’enchaînent sans aucune comparaison avec la belle Annie et l’impayable comique, mais encourageant pour un premier salon.

Cerise sur le gâteau : un marin pêcheur, à fait de la route pour me rencontrer. Ses mots sont simples, son regard exprime le bonheur d’avoir fini aussi facilement, La Douve, un livre de 450 pages :

- Je l’ai lu en cinq jours ! Vous vous rendez compte !j’ai appris des tas de choses ! Vous avez dû travailler là dessus ! A la fin, je n’en dormais plus… A quand la suite ? »

J’en aurais pleuré de joie. Embrassé le Maire d’…Mon égo est monté d’un cran…

On se calme Brazov….Merci quand même aux marins pêcheurs.

Mercredi, RDV, à la Fnac de Caen… Une autre atmosphère…